Le MPF lance un mouvement pour rendre la contraception plus accessible
Le Mouvement pour le planning familial (MPF) accuse l'Assurance maladie d'exclure le remboursement de plusieurs contraceptifs. L'association qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire, appelle les Français à se mobiliser, afin de sensibiliser le Ministère de la Santé à ce problème.
Le coût de la contraception pour les assurés sociaux
C'est à la fin de l'année 1967, que la Loi proposée par le député Lucien Neuwirth visant à légaliser la contraception en France, fut votée par l'Assemblée. Depuis son effectivité en 1972, de nombreux moyens contraceptifs sont arrivés sur le marché comme le préservatif, l'anneau vaginal, le patch ou la pilule. Cependant, la plupart d'entre eux ne font l'objet d'aucun remboursement par l'Assurance maladie et pèsent lourdement dans les dépenses des assurés. Par exemple, le coût annuel du patch atteint 175 euros et celui de l'anneau, 170 euros. Bien que le contrôle des naissances soit reconnu indispensable dans nos sociétés, la Sécurité Sociale ne prend toujours pas en charge l'ensemble des moyens employés pour créer l'infécondité temporaire.
La mise en oeuvre d'un système de "cartes-réponses"
Accusant une situation qui n'est pas normale, le Mouvement pour le planning familial appelle les Français à se rassembler tout au long de l'année 2010, afin de sensibiliser le ministère de la Santé à ce problème social public. La mobilisation, dont l'objectif est de faire changer les choses, se traduira essentiellement par des «"artes-réponses" soumises aux patients et aux prescripteurs (sages-femmes, médecins généralistes et gynécologues) qui seront ensuite retournées à Roselyne Bachelot, la Ministre de la Santé française. L'opération lancée par le Mouvement pour le planning familial commencera les 28 et 29 mai 2010, lors des prochaines portes ouvertes de l'association.
Une mobilisation étayée par un rapport de l'IGAS
En France, le tiers des grossesses ne sont pas prévues et se soldent dans 60 % des cas par une interruption volontaire de grossesse (IVG), selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS), qui rappelle également que les contraceptifs sont plus ou moins efficaces selon les personnes. Par ailleurs, 72 % des femmes qui ont subi une IVG étaient en effet protégées par un contraceptif, jugé suffisamment efficace dans 42 % des cas. Afin de pallier cette problématique, l'IGAS suggère de renforcer l'information relative au contrôle des naissances et de réduire les charges financières que doivent supporter les assurés sociaux pour obtenir des contraceptifs.
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