La HAS, pour un dépistage du cancer du col de l'utérus
À l'instar du cancer du sein ou du cancer du côlon, le cancer du col de l'utérus mérite aussi un dépistage organisé. C'est ce que la HAS, Haute Autorité de Santé, suggère actuellement au niveau national.
Le cancer du col de l'utérus, juste après le cancer du sein
Le cancer du col utérin n'est pas une maladie à prendre à la légère. Étant la première cause de mortalité par cancer chez la population féminine dans beaucoup de pays en voie de développement, ce cancer infecte en France 3000 personnes de plus chaque année. Cette maladie tue 1000 femmes par an. À remarquer que le cancer du col de l'utérus forme avec le cancer du sein, les deux formes de cancer les plus fréquentes chez la femme.
Cette maladie touche les femmes dès leur plus jeune âge ; avec une proportion plus grande chez les femmes de la quarantaine. Le dépistage du cancer, s'effectuant par frottis vaginal, permet cependant de réduire la mortalité de 50%. Or selon les statistiques nationales, près de la moitié de la population concernée n'est pas dépistée à temps. En France, les dépistages ne se font qu'individuellement et spontanément. Or ce mode de dépistage a montré ses limites.
La HAS recommande un dépistage national organisé, plutôt qu'un dépistage individuel
Selon la HAS, le dépistage individuel et spontané pour ce type de cancer ne permet pas d'atteindre les objectifs de 80% de dépistage fixé par la loi de santé publique. La HAS tire la sonnette d'alarme en mentionnant les inégalités de dépistage entre les femmes de catégorie aisée et celles issues de milieux modestes. On note également l'inégalité de la répartition des médecins gynécologues sur l'ensemble du territoire. Ainsi, un dépistage tous les 3 ans est préconisé par la HAS.
Ce dépistage national organisé ciblerait la population féminine entre 25 et 65 ans. Il mobiliserait également tous les professionnels de santé concernés : gynécologues, médecins généralistes, sages-femmes, biologistes. La qualité des frottis vaginaux devrait être également homogène. L'initiative devrait permettre de réduire de 20 % la mortalité due à la maladie, et augmenterait de quelques millions d'euros les charges des assureurs. Mais ces charges seront compensées par la baisse des coûts pour les prises en charge des sur-dépistages individuels.
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