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La baisse de la consommation d’antibiotiques - 23,4 %La CNAM a publié l’étude détaillé des premiers résultats du Plan de réduction de la consommation des antibiotiques ; la bonne nouvelle : le résultat atteint est proche de l’objectif initial de - 25 %. Plus encourageant encore, ce recul se poursuit dans la durée, et mieux encore, il s’accélère depuis 4 ans. Ainsi, au cours de l’hiver 2006-2007, il est de - 6,3 % contre - 4,6 % l’hiver précédent, témoignant ainsi d’un changement qui s’ancre en profondeur. Au total, le recul de la consommation d’antibiotiques équivaut à près de 27 millions de traitements soit environ 850 millions d’euros de dépenses évitées depuis le début du programme. Les enfants de 0 à 5 ans, traditionnellement gros consommateurs d’antibiotiques en France, sont les premiers à bénéficier de cette baisse : dans cette tranche d’âge, le recul est supérieur à 34 %, soit 6,4 millions de traitements évités depuis 2002. Malgré cet excellent résultat, la France est toujours le 2e pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe, juste derrière la Grèce. L’enjeu n’est pourtant pas seulement de maîtriser les dépenses de santé mais bien de préserver la santé publique : en effet, même si la « sur-consommation » d’antibiotiques ne constitue pas l’unique facteur de développement des résistances bactériennes, on constate que plus les antibiotiques sont utilisés dans un pays, plus la résistance bactérienne y est importante ; c’est pourquoi la France compte aussi parmi les pays européens les plus touchés par ce phénomène. Ainsi, le taux de résistance du pneumocoque à la pénicilline en 2006 (36 %) est un des plus élevé d’Europe avec celui observé en Roumanie. La résistance bactérienne aux antibiotiques compromet l’efficacité des traitements. D’où la nécessité d’un recours extrêmement vigilant aux antibiotiques pour ne pas risquer d’épuiser inutilement cette ressource thérapeutique. Sans cet usage raisonnable et « durable», des infections aujourd’hui bénignes comme les infections urinaires ou intestinales provoquées par le colibacille pourraient ainsi connaître, selon les experts, une forte recrudescence et deviendraient plus graves. De même, les traitements des pathologies par les pénicillines ne garderont pas un niveau d’efficacité satisfaisant. La campagne a pris un nouveau cap cet hiver : après avoir expliqué avec le succès que l’on sait que « les antibiotiques, c’est pas automatique », l’information s’attache désormais à préciser quand les antibiotiques sont utiles et à faire reculer certaines idées reçues. La nouvelle campagne télévisée et le nouveau site Internet www.antibiotiquespasautomatique.com, répondent à cette ambition pédagogique. source : CNAM : conférence de presse du 10 janvier 2008
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